... Cependant, la travers e du d sert remplissait les hommes d'une m lancolie vague; ignorant pour quelle cause ils taient en route, ils sentaient leur tristesse grandir mesure qu'ils s'enfon aient dans cette solitude dont on n'entrevoyait pas l'issue. Mais Ta a, aux heures d'implacable abattement, ranimait les courages; elle faisait monter sur son l phant les deux jeunes Grecques de Salamine, et leur commandait de chanter de vieux airs gyptiens, qu'elle accompagnait elle-m me avec la cithare; pris par la magie du rythme, les soldats pressaient leurs chevaux autour des chanteuses et la caravane avan ait au milieu des m lop es monotones dont les vibrations allaient se perdre dans les plages lointaines du d sert...